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28/08/2016

In My Mailbox (246)



In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine

27/08/2016

Bouche cousue de Marion Muller-Colard

Quatrième de couverture

Dans la famille d’Amandana, la propreté irréprochable n'est pas qu'un métier. C'est un mode de vie. Rien qui dépasse. Dans le Lavomatique tenu par ses parents, le bruit des machines couvre celui des élans du cœur et du corps. Mais comment faire taire son attirance pour une de ses camarades de lycée ?

Mon avis

Bouche cousue est un roman touchant relatant une période charnière dans la vie d’Amandana. Dans sa famille, il faut être irréprochable et blanc comme neige à l’image du Lavomatique que tiennent ses parents et si l’on ne convient pas à cette image, on est vite « condamné ». Amandana va en faire l’amère expérience durant son adolescence…

Suite à une réunion de famille des plus austères, Amandana décide d’écrire une lettre à son neveu Tom. Elle y raconte son adolescence qui a été bouleversée à plus d’un titre et qui marquera cette famille des plus désunies. Bouche cousue est une confession et un héritage, celui d’une jeune adolescente qui prend peu à peu conscience de son identité, notamment son identité sexuelle…

C’est un roman court, moins de 200 pages, touchant et prenant qui se lit en un rien de temps. L’écriture est agréable à lire et fluide de sorte que l’on rentre rapidement dans l’histoire. Le fait que ce soit écrit du point de vue d’Amandana nous permet de nous immerger totalement dans sa tête, dans cette famille que l’on a envie de secouer à cause de leur vision étroite de la vie. C’est un livre parfois déchirant quand on voit les agissements de cette famille et ça l’est encore plus que des moments importants dans la vie d’Amandana soient passés « sous silence » par peur des représailles ou de ce que l’on dira. C’est aux côtés de Marc et D’jé qu’Amandana trouvera davantage sa place et de vrais amis qui l’aideront à aller de l’avant et lui faire prendre conscience de certaines choses.

L’homosexualité est le thème central de ce livre et c’est avec une certaine pudeur que tout cela est évoqué puisqu’Amandana ne comprend cela que petit à petit. Dans sa famille on ne parle pas des questions liées à l’amour et la sexualité si bien que la jeune fille avance à tâtons sur un terrain inconnu. C’est touchant de la voir et en même temps on se demande à quel moment le ciel va lui tomber sur la tête car évidemment on sait qu’il va se passer quelque chose de terrible pour la jeune adolescente. A voir sa famille, les tensions qui existent et ce, dès les premières pages, on ne peut qu’imaginer le pire. J’avoue que je ne m’attendais pas à cela, pas de cette manière et c’est d’autant plus déchirant de voir comment son identité va être connue et accueillie.

En bref, Bouche cousue est un roman touchant que je vous conseille. Le thème central du livre est évidemment l’homosexualité et on sait dès le départ que cela va poser un gros problème au sein de cette famille qui est un vrai fardeau pour Amandana. Cette histoire est à la fois une confession et une libération pour Amandana qui se livre totalement pour la première fois, pour partager son expérience en lien avec son « coming-out ».

26/08/2016

Avant j'étais juste immortel de Juliette Bouchet


Quatrième de couverture

Pas facile pour un vampire de trouver du sang % bio.
Raphaël, quadra bobo puceau malgré lui, vit reclus dans un vieux manoir sur la Côte d’Albâtre, et n’aime les gens que pour les vider de leur sang. Malheureusement, de plus en plus sujet aux intoxications alimentaires, il passe une nuit sur deux le bide en vrac et les certitudes branlantes.
Un soir, après une de ses virées, dans un noir couloir du manoir, il tombe nez à nez avec un vieux lord anglais, Sir Roberts. Attendri par l’humour so british du vieux bonhomme, Raphaël le « transforme », sans lui demander son accord, pour s’en faire un compagnon. Tous les deux battent alors la campagne à la recherche d’humains gluten free. Des nonnes jouvencelles aux vieux paysans de l’arrière-pays, dénicher un humain qui mange bien devient une mission un brin compliquée. Et tout s’emballe encore davantage quand notre beau puceau aux crocs acérés rencontre une doctoresse à la beauté diablesse.

Mon avis

Avant j’étais juste immortel est un roman assez surprenant. Je ne connaissais pas du tout l’auteure et je vous avoue que la 4e de couverture m’avait assez intrigué. Cela pouvait être amusant et j’étais donc assez curieuse de voir ce que ça allait donner.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit sans pour autant dévoiler tout de l’intrigue d’autant que les événements arrivent assez vite, notamment la rencontre entre Raphaël et Sir Roberts qui a lieu dès le premier chapitre.

Avant j’étais juste immortel est un roman assez court, moins de 200 pages, et je vous avoue que j’ai trouvé ça dommage qu’il ne soit pas plus long tant j’étais prise par les événements. Cela se lit sans fin et c’est très prenant. L’action est omniprésente même si on n’est pas dans l’action pure et dure avec de l’adrénaline, ce n’est pas le sujet, mais on ne s’ennuie pas un instant car il se passe toujours quelque chose.

Les dialogues entre Raphaël et Sir Roberts sont aussi mémorables. C’est vraiment très drôle et décalé et quand la famille de Raphaël va s’en mêler, cela donne quelque chose d’épique. Je n’en dirai pas plus pour éviter tout spoiler mais il y est question d’un écureuil… pour ceux qui l’ont déjà lu, je pense que vous saurez à quoi je fais référence. Pour les autres, je vous invite vivement à lire ce livre ! Je vous avoue que parfois je me demandais bien ce que j’étais en train de lire, ce n’est absolument pas sérieux, et pourtant…

Le côté humour est très présent c’est indéniable mais c’est bien plus que ça, ce qui fait de Avant j’étais juste immortel un roman très intéressant que je vous conseille de lire. Ce n’est pas un livre fantastique à proprement parlé, certes, il est question d’un vampire, mais comme pour Les Radley, ce n’est qu’un prétexte pour aborder d’autres sujets, comme l’amour et la malbouffe, critiquer la société, etc. Tout ça est bien amené, le fait que Raphaël ne puisse pas boire le sang de n’importe qui à cause de ce que les humains ingèrent, tels les Mcdo et autre malbouffe. C’est toute une stratégie qui se met donc en place et aujourd’hui c’est bien plus compliqué qu’il n’y paraît.

Mais en plus de tout cela, on a aussi une histoire familiale des plus compliquées en lien avec leur condition de vampires qui ajoutent une autre intrigue à ce récit mais quand on voit les membres qui la composent, on comprend pourquoi Raphaël vit loin et seul à la base parce qu’ils sont spéciaux… La scène à l’hôpital où on les rencontre pour la première fois est juste énorme… Mais comme d’habitude, je n’en dis pas plus pour éviter tout spoiler. J’espère que cela vous donne néanmoins d’en savoir plus !

L’écriture de l’auteure est très agréable à lire et fluide. le ton est léger et humoristique si bien que les pages défilent en un rien de temps. Mais si l’histoire n’était pas aussi prenante, il ne se lirait pas aussi bien, même si le style est très intéressant.

En bref, Avant j’étais juste immortel est un roman qui m’a beaucoup plu. Le ton est sur l’humour mais ce n’est pas pour cela qu’il n’y a pas de réflexions derrière ce qui rend le tout très intéressant. Les personnages sont attachants et sympathiques et nous propose une drôle d’histoire pleine de rebondissements. A découvrir !

25/08/2016

Piège dans les ruines d'Alice Adenot-Meyer

Quatrième de couverture

Pas cool, d’être une ado ! Vos parents vous envoient n’importe où en vacances, sans vous demander votre avis. Cette fois, Jeanne, Parisienne de quinze ans, part chez une tante qui vit dans les Vosges avec sa famille d’attardés écolos. Et si ce séjour tant redouté lui réservait quelques surprises ? Les cousins ne sont peut-être pas si ploucs que ça, finalement… Leur ami Élias joue merveilleusement du piano, et les balades en forêt ne manquent pas d’attrait… Mais quand des événements inquiétants commencent à se produire dans les environs, les jeunes se trouvent entraînés malgré eux dans une aventure aussi excitante que dangereuse…

Mon avis

Piège dans les ruines est un roman plutôt sympathique dans le genre, pas un coup de cœur loin de là, mais cela reste une lecture plaisante, sans prise de tête qui a bien fait son office : me divertir et passer un bon moment.

L’écriture de l’auteure est agréable à lire et fluide, simple mais efficace dans le genre de sorte que l’on rentre rapidement dans l’histoire. Nous découvrons Jeanne, une jeune parisienne (ou plutôt banlieusarde) sur le chemin de ses vacances dans les Vosges dans la famille de sa mère, sur l’idée de cette dernière. Ce qui n’enchante pas vraiment l’adolescente puisqu’elle ne les connaît pas et n’a aucune envie de se retrouver en pleine campagne avec des écolos. Mais sa rencontre avec Elias, un ami de ses cousins, et d’événements inquiétants durant son séjour va le rendre quelque peu attractif mais peut-être aussi dangereux…

C’est le genre d’histoire que l’on pourrait tout à fait retrouver dans les téléfilms de l’après-midi, et ce n’est pas négatif comme remarque. C’est souvent plaisant et divertissant et Piège dans les ruines est de ce type-là. Un roman court qui file droit mais emplit de mystères de sorte que l’on a envie de tourner au plus vite les pages pour savoir de quoi il en retourne. Evidemment on se demande bien qui est Elias, ce garçon qui aime se balader en pleine nuit, sans compter les événements étranges qui se déroulent, de quoi attiser la curiosité de notre jeune parisienne. Autant de questions que l’on se pose et dont les réponses n’arriveront qu’à la toute fin du livre.

L’intrigue est bonne et bien menée, j’ai été intriguée dès les premières pages. Ce roman a quelque chose d’addictif et j’avais vraiment envie de savoir ce qui allait arriver à Jeanne ainsi qu’aux autres personnages étant donné les circonstances. Au final c’est une histoire plutôt simple quand on y pense mais très efficace donc ça n’est pas dérangeant. On peut se douter de certaines choses mais la surprise est tout de même là parce qu’on ne peut pas totalement deviner la fin. J’avoue que je m’attendais à d’autres révélations pour que l’histoire prenne un autre tournant mais ce n’était pas le cas, tant pis, j’imaginais trop de choses. En tout cas, ça reste sympathique et m’a diverti, ce qui est l’essentiel.

Jeanne est une adolescente un peu pénible, surtout au début, à se croire un peu au-dessus des autres, le fait d’être « parisienne » ? Mais évidemment durant son séjour elle va quelque peu changer son regard sur les provinciaux et gens de sa famille à mesure qu’elle les côtoie et deviendra plus sympathique et attachante. C’est un petit peu cliché dans le genre mais bon, il y a toujours un fond de vérité dans les clichés, la vision du parisien / provincial que ce soit d’un côté ou de l’autre persistera toujours je pense.

En bref, Piège dans les ruines est un roman agréable à lire et divertissant. Ce n’est peut-être pas un coup de cœur mais cela reste une lecture agréable et prenante. L’intrigue est bonne et bien menée avec son lot de mystères autour des personnages et de la forêt et les ruines alentour. J’avais envie de savoir ce qui allait arriver à nos différents personnages qui sont plutôt sympathiques dans l’ensemble et suivais tout cela avec attention.

24/08/2016

De la préhistoire à la Renaissance de Bruno Heitz et Marion Augustin (L'Histoire de l'Art en BD 1)

Quatrième de couverture

Qu’est-ce que l’Art ? Comment sont nées les premières œuvres ? Pourquoi certaines ont-elles traversé les siècles, quand d’autres sont tombées dans l’oubli ? Comment vivent et travaillent leurs créateurs ?
Précise, vivante, impeccablement documentée, mise en scène avec bonheur par Bruno Heitz, L’Histoire de l’Art en BD propose un immense voyage dans le temps, à la découverte de la création artistique, de ses œuvres et ses auteurs, peintres, sculpteurs et architectes.
Ce premier tome aborde chronologiquement : La Préhistoire (les peintures rupestres, les mégalithes), L’Egypte, La Grèce et la Rome antiques, Le Moyen Âge (les cathédrales) et les débuts de la Renaissance en Italie (Giotto, Botticelli...).

Mon avis

J’ai découvert cette série de documentaires en travaillant en librairie (lors de mon apprentissage) mais sans en avoir lu un en entier. Je les avais juste feuilletés pour voir le contenu et me rendre compte de ce que c’était, sachant qu’on m’en avait dit du bien. Les premiers volumes sortis dans le genre sont dédiés à l’Histoire, notamment de France à travers différentes périodes à chaque volume. Ce sont de très bons documentaires assez originaux puisque loin du format traditionnel avec texte et image, ils sont présentés ici comme des BD.

J’étais très curieuse de découvrir cet ouvrage dédié à L’histoire de l’art car j’ai pu l’étudier – j’ai une Licence dans ce domaine pour tout vous dire – donc je voulais voir de quelle manière cela pouvait être abordé en BD pour des enfants et le résultat est très concluant !

Ce premier volume retrace donc l’art à partir de la préhistoire jusqu’à la Renaissance, une longue période où les changements sont considérables et c’est à travers une « histoire » que nous pouvons découvrir tout cela.

En effet, nous faisons la connaissance de deux enfants qui viennent chercher leur grand-père à une des gares de Paris. Rapidement une visite culturelle s’impose dans la ville et l’art est abordé car les enfants veulent savoir ce qui est moderne ou pas. Ainsi leur grand-père leur explique la naissance de l’art et ce, dès la préhistoire avec la fabrication d’outils / bijoux, etc., puis l’écriture ou encore le dessin, comme ceux qu’on a pu retrouver dans les grottes de Lascaux. S’ensuit un échange de questions / réponses entre les enfants et leur grand-père qui peu à peu avance dans le temps pour évoquer les changements qui ont eu lieu dans le milieu artistique. Il s’agit de l’art au sens très large du terme puisqu’il y est aussi bien question de l’architecture que de la sculpture, la peinture, la tapisserie, etc.


Entre chaque période charnière : préhistoire / antiquité / moyen-âge / renaissance, une petite chronologie est insérée pour évoquer les principaux événements qui ont eu lieu durant cette période. Un rappel n’est jamais inutile car après tout si l’art évolue c’est bien souvent parce que dans l’Histoire un fait a permis ces changements. Par exemple dans l’Antiquité, lorsque l’empereur Constantin s’est converti au catholicisme, les édifices religieux ont pris une nouvelle forme et cela nous a amené à la forme des églises que nous connaissons aujourd’hui : la croix. Il y a donc cause à effet entre l’Histoire et l’art donc il est nécessaire de replacer tout ça en contexte en amont. D’autres rappels ont lieu à travers la BD en fonction des innovations qui ont pu voir le jour au fil du temps.


Le fait que ce soit le grand-père qui raconte à ses petits-enfants l’évolution de l’art, il y a un côté très oral qui facilite la compréhension et qui, je pense, facilitera également la mémorisation. On n’a vraiment pas la sensation de lire un documentaire au sens strict du terme, pas comme si c’était un manuel d’Histoire. Ce qui, il faut l’avouer, serait être lourd et ennuyeux. Sans compter le format même du livre : la BD qui donne une nouvelle dynamique au documentaire car il y a moins de « blocs de textes » qui pourraient impressionnés.


Néanmoins, ce n’est pas parce que c’est de la BD qu’il n’y a rien à lire, bien au contraire ! Le texte reste assez conséquent mais cela paraît plus simple et moins dense qu’un documentaire traditionnel. Visuellement c’est plus agréable et je pense que bon nombre d’enfants seront davantage attirés par cette forme-ci car cela paraît plus simple.

Mais ce n’est pas pour cela que le contenu l’est. Bien au contraire, on voit que l’auteur s’est bien documenté pour évoquer tout cela. C’est très riche en information et la mise en page aide à donner beaucoup d’éléments sans que ce ne soit trop lourd. Une très bonne chose car cela fait de cette BD un documentaire très complet et accessible pour les plus jeunes (à partir de 9/10 ans).

Le petit plus est qu’à la fin de l’ouvrage nous pouvons voir les œuvres évoquées en photos avec quelques explications supplémentaires. Et un glossaire explique certains termes techniques qui pourraient être inconnus du lecteur.

En bref, ce premier volume de L’Histoire de l’Art en BD est une vraie réussite. Les informations sont nombreuses et amenées de manière ludique si bien que l’on n’a pas la sensation de lire un documentaire en tant que telle. Le format BD rend le tout plus vivant, loin d’être ennuyeux. De quoi accrocher les jeunes lecteurs qui n’auront pas totalement la sensation de lire un documentaire tout en apprenant beaucoup de choses car le contenu est riche et recherché. Un documentaire / BD très bien conçu et très intéressant que je vous conseille vivement. Je suis désormais très curieuse de découvrir la deuxième partie de cette série qui sera consacrée à l’art de la Renaissance à nos jours.

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23/08/2016

Sous le sceau du scandale d’Elizabeth Boyle (Les débutantes de Kempton 1)

Quatrième de couverture

Elevée à Kempton, village où, selon le dicton, on finit vieille fille, Tabitha n’espérait pas trouver un jour un époux. Elle, qui est misérablement logée dans le grenier de son oncle et traitée en domestique, tombe des nues lorsque celui-ci – bien plus aimable qu’à son habitude – lui apprend qu’elle héritera d’une immense fortune si elle se marie avant son vingt-cinquième anniversaire… qu'elle fêtera dans un mois. Son oncle a tout prévu, y compris un prétendant : un marquis honorable qui, en échange de sa fortune, lui offrira un titre. Tabitha sait qu’elle devrait se réjouir de ce tour inespéré du destin, mais quelque chose, dans ce mariage arrangé de conte de fées, lui déplaît. A l’heure où la chance lui sourit enfin, n’est-ce pas à elle de faire ses propres choix ?

Mon avis

Sous le sceau du scandale est une romance historique qui se laisse lire et est plutôt agréable dans l’ensemble sans être exceptionnelle, au sein même de cette collection, j’ai préféré d’autres titres. Néanmoins, je lirai tout de même la suite pour voir ce que ça donne, peut-être était-ce les personnages qui ne m’ont pas totalement convaincu, du coup à voir ce qu’un autre couple donnera, à moins que ce soit la manière de faire de l’auteure ? Cela, je ne pourrai le savoir qu’en continuant la série. Affaire à suivre donc !

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant que les événements mentionnés ici arrivent plutôt vite et on sait à quoi s’attendre à ce propos.

Concernant ce premier tome des Débutantes de Kempton, cela reste une histoire plutôt classique dans le genre mais ça reste plutôt efficace. En lisant des romances historiques on sait toujours plus ou moins à quoi s’attendre dans ces cas-là et ce livre ne fait pas défaut mais je ne trouve pas cela forcément gênant car il suffit d’un petit quelque chose de plus de la part de l’auteur pour y trouver un vrai intérêt. Là, il m’a manqué justement ce petit quelque chose pour que ce soit vraiment bien et aussi bon que d’autres livres que j’ai pu lire. Mais ce n’était pas non plus une lecture ennuyeuse ou laborieuse, loin de là !

En fait, ce qui m’a le plus dérangé c’est que j’ai trouvé le début un peu long. J’ai eu du mal à vraiment rentrer dans l’histoire et à m’intéresser à ce qui se passait. Mais passé une bonne centaine de pages, lorsque Tabitha et Preston se voient davantage et où l’on peut assister à leurs échanges, j’ai eu un intérêt nouveau pour l’histoire. Cela a mis le temps d’arriver mais j’ai trouvé cela plus amusant et intéressant qu’auparavant.

Même si dans l’ensemble, cela reste tout de même facile à mes yeux parce que l’amour au premier regard, j’ai du mal. Parfois je peux l’accepter mais il y a une manière de présenter les choses, une certaine alchimie qui doit être présente pour l’expliquer et là, j’avoue que je ne l’ai pas totalement sentie. De ce fait, je n’y ai pas tellement cru et ça m’a paru gros et inopinée – même s’il en conviendra que c’est TOUJOURS le cas dans les romances historiques mais c’est ce qui fait leur charme ! – ici je n’ai pas totalement été conquise.

Quant aux personnages, ils sont plutôt sympathiques en soi, donc c’était dommage qu’il n’y ait pas plus d’alchimie entre eux, ou du moins que je ne l’ai pas ressenti davantage car d’autres trouveront peut-être ça suffisant. Que ce soit Tabitha ou encore Preston, ils ont un caractère bien trempé et savent ce qu’ils veulent, ils ont de la répartie et le jeu entre eux était pas mal. Tabitha est une sorte de Cendrillon et est donc prête à tout pour se sortir de cette situation même si c’est tombé de charybde en scylla, choisir entre la peste et le choléra car elle ne veut pas se marier mais elle ne veut pas non plus rester la servante de son oncle et sa tante… Difficile de choisir dans ces cas-là.

Quant à Preston, c’est un homme assez sûr de lui qui se moque de ce qu’on peut penser de lui. Il fait ce qu’il veut et sait mener habilement son jeu sauf qu’évidemment on voit qu’il cache des choses et qu’il est bien plus tendre qu’il n’y parait et l’indifférence face aux racontars à son propos ne sont pas sans importance… Malgré ses airs, il reste quand même sympathique et attachant, c’est la moindre des choses sinon il n’y aurait aucun intérêt à le voir avec notre chère héroïne et elle ne l’aimerait pas non plus si ce n’était pas le cas.

En bref, Sous le sceau du scandale est un premier tome intéressant même s’il en m’a pas totalement conquise car je n’ai pas totalement cru en l’histoire d’amour, pour une romance c’est toujours un peu gênant. Il m’a manqué un peu d’alchimie pour y croire vraiment même si on voit par les actes du moins que chacun est bien attiré par l’autre et qu’ils étaient fait pour s’assembler avec leur caractère. L’intrigue est bonne et bien menée dan l’ensemble, il n’y a rien à redire là-dessus, on se laisse entraîner même si le début est un petit peu long. Les personnages sont plutôt sympathiques dans l’ensemble même si comme je l’ai dit, il m’a manqué un petit quelque chose concernant la romance. Affaire à suivre avec la suite pour voir si le sentiment persiste ou pas.

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22/08/2016

Scandaleuse Lady Katherine d’Anne O’Brien

Quatrième de couverture

Angleterre, 1372
A la mort de son époux, Katherine Swynford se retrouve seule dans un château familial délabré et déserté par les domestiques. Un sort bien cruel pour une jeune veuve… Comment supporter les travaux harassants, la pauvreté et la solitude, quand on a connu le faste des cours royales ? Katherine n’a qu’un but : retrouver cette existence princière, faite de festins raffinés, de fêtes, de soieries à l’affolante douceur. Pour y parvenir, elle se propose comme dame de compagnie auprès de la duchesse de Lancastre. Sans prévoir que le mari de cette dernière posera alors, avant de l’accepter dans leur entourage, une condition non négociable : qu’elle devienne sa maîtresse.
Katherine connaît bien le duc de Lancastre, ce prince Plantagenêt, fils du roi d’Angleterre, qui a fait battre son cœur il y a des années de cela. Déjà, elle devine qu’elle ne pourra résister longtemps à cet homme puissant et charismatique, qui obtient toujours ce qu’il désire. Et qu’en lui cédant elle deviendra la proie des opposants du duc, qui n’hésiteront pas à lui imputer tous les malheurs du royaume.
Ce qu’elle ne sait pas encore, c’est que leur amour, unique, passionné, entrera dans l’Histoire…

Mon avis

Cela fait très longtemps que ce livre est dans ma PAL, trop longtemps même et je ne m’étais pas rendu compte du temps qui passait… Si bien que lorsque je suis partie quelques jours en « vacances » j’en ai profité pour prendre ce livre car je savais qu’il resterait encore longtemps dans ma PAL… ce qui aurait été une grave erreur !

Comme j’avais pas mal d’heures de transports pour aller sur mon lieu de « vacances », c’est le premier livre que j’ai lu et je peux vous dire que cela faisait longtemps qu’une lecture ne m’avait pas autant fait ressentir d’émotions ! C’est là que je regrette de ne pas l’avoir lu avant mais d’un côté je me dis que je l’ai bien savouré et en ai pleinement profité. Même si finalement il a été lu assez vite puisqu’en deux jours, il était lu. Mais en même temps, pour ma défense j’ai envie de dire que si le livre n’était pas aussi prenant je ne l’aurai pas dévoré. J’ai vraiment adoré cette lecture, je vous la conseille fortement.

Si vous n’aimez pas spécialement lire des documentaires historiques mais préférez la fiction, les livres d’Anne O’Brien sont superbes pour ça. Des romans historiques avec fond de romance compliquée, des livres qui nous transportent totalement. J’avais déjà lu un livre de l’auteure : Le lys et le léopard un roman historique qui retraçait l’histoire de Catherine de Valois et sa rencontre avec Owen Tudor (XVe siècle) que j’avais aussi adoré.

Scandaleuse lady Katherine retrace l’histoire entre Katherine Swynford et le duc de Lancastre connu en France sous le nom de Jean de Gand. Comme pour Le lys et le léopard, l’auteure nous conte, à travers le point de vue de Lady Katherine (première personne du singulier), l’histoire d’amour interdite avec John, le duc de Lancastre. Une belle histoire bien compliquée étant donné le contexte… puisque le duc de Lancastre est déjà marié. Mais si ce n’était que le seul problème qu’ils allaient rencontrés !

Il ne s’agit pas que d’une romance, sinon tout irait bien dans le meilleur des mondes et assez rapidement. Là, nous sommes confrontés à la réalité et donc loin d’une romance idyllique. Evidemment, l’amour est au centre de leur histoire car John aime réellement Katherine et on voit que chacun souffre de la situation, même si Katherine ne s’en rend pas toujours compte. Par ailleurs, en tant que duc, John a des devoirs, il est le frère du roi, un conseiller, surtout lorsque nouveau roi, son neveu, accédera au trône. La politique tient donc une grande place dans cette histoire car évidemment, au sein de la noblesse tout est question d’alliance, que ce soit pour les guerres, le commerce, etc. Si les princes et princesses d’Europe se mariaient ensemble c’était dans le but de créer des alliances solides le jour où une guerre éclaterait pour avoir un soutien supplémentaire. Et on voit à travers cette histoire que les enjeux sont très importants. Malheureusement ça complique notre affaire concernant Katherine de Swynford et le duc de Lancastre.

C’est donc une histoire très riche qui se déroule sur des années, de leur rencontre / début de relation jusqu’à leur mort. Le contexte historique change grandement au fur et à mesure des années, les problèmes s’enchaînent pour notre couple mais il est une chose qui ne change jamais : leur amour. Il est toujours présent quoi qu’il arrive même si parfois c’est difficile et qu’il faut parfois faire des sacrifices, chose que Katherine apprendra à ses dépends malheureusement.

La grande force de ce livre, que j’avais pu déjà constater dans Le lys et le léopard c’est la part d’humanité qui est retranscrite dans ses histoires. Comme on est du point de vue de Katherine, on ressent parfaitement ses émotions et on la voit en tant que femme et pas comme un simple personnage, d’autant qu’elle a réellement existé. Cela la rend plus humaine et palpable, après reste à voir jusqu’à quel point sa personnalité colle à la réalité – mais là, difficile de dire ce qu’il en est, mais en tout cas, cela permet de la voir vraiment comme une femme aimant un homme qu’elle ne peut pas avoir. On ressent bien sa souffrance et son incompréhension parfois et c’est d’autant plus douloureux.

Pour tout vous dire, par moment j’avais la sensation de relire Orgueil et préjugés tant c’était frustrant entre les personnages à cause de tous les non-dits et la bienséance… Que de frustration mais je peux vous dire que j’étais très attentive à tout ce qui se passait et pour le coup c’est une histoire vraie ! Bon jusqu’à quel point la romance est véridique je ne saurai dire, mais nombres d’événements qui se sont déroulés dans ce livre sont vrais ce n’est pas une histoire totalement fictive. Les personnages ayant réellement existés, une histoire d’amour très compliqués digne d’Orgueil et préjugés, je vous le dis !

Katherine et John sont deux personnages à fort caractère, déterminés qui savent ce qu’ils veulent. Ils devront chacun faire preuve d’une grande force et de courage car ils sont loin de se douter de ce qui les attend. Je ne veux pas spoiler les événements donc je n’en dirai pas plus mais leur histoire d’amour interdite est très compliquée, frustrante et douloureuse parfois.

Je vous invite vivement à ne pas aller chercher des informations sur ces personnes-là en amont pour justement découvrir à travers cette fiction leur histoire pour la découverte de la surprise en fonction des événements. Je pense que le fait d’ignorer tout à l’avance m’a fait davantage ressentir tout cela que si j’avais su en amont ce qui allait leur arriver.

A la fin de votre lecture, vous pourrez allez vérifier certaines informations sur eux et leur descendance respectives pour en savoir un petit peu plus. En tout cas, c’est ce que j’ai fait pour ma part et c’était du coup intéressant car on peut se rendre compte que l’auteure s’est fortement documenté pour ce livre. Et cela permet aussi de ne pas rester en plein « suspense » sur l’avenir de certains personnages…

La seule difficulté dans l’histoire c’est que bon nombre de personnages ont le même prénom alors du coup pour savoir qui est qui exactement c’est parfois dur de s’y retrouver. Quelle idée d’appeler deux de ses enfants Henry ou Thomas franchement ? Mais bon, vu le contexte, on finit par comprendre qui est concerné mais sur le coup j’avais un petit peu de mal à suivre à cause de ça.

En bref, Scandaleuse lady Katherine est un superbe roman que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire. J’étais très curieuse de voir comment leur histoire allait tourner parce que ce n’était vraiment pas gagné, et à tout moment on s’imagine le pire. Ne connaissant pas du tout l’Histoire de ces personnes je ne savais donc pas quel sort leur était réservé donc c’était d’autant plus frustrant et inquiétant par moment d’attendre ce qu’il allait advenir d’eux. Un roman que je vous conseille fortement tant c’est une histoire prenante et belle bien que difficile. Un roman à découvrir !

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